7 Décembre 2017
LES POLITIQUES DU LOGEMENT COÛTENT CHER FAUX
Le secteur du logement est davantage taxé qu’il n’est aidé par l’Etat :
Par ailleurs, lorsqu'il s'agit d'offrir 2 milliards à des particuliers pour se constituer un patrimoine (Pinel), l'argent ne manque pas.
LES POLITIQUES DU LOGEMENT SONT INEFFICACES FAUX
Certes, la France dépense plus que certains de ses voisins en matière de logement mais elle est aussi l'un des rares pays européens :
- où le logement reste économiquement accessible (14,9% des locataires avec un taux d'effort excessif contre 27% dans l'UE) ;
- où la part de logements surpeuplés et insalubres est inférieure à la moyenne européenne et en recul (-1,1 point entre 2008 et 2016)
- où la construction de logements sociaux augmente à un rythme soutenu (+ 130 316 en 2016).
LES APL SONT DEVENUES IMMAÎTRISABLES FAUX
Si le budget des APL augmente, c'est avant tout parce que la précarité augmente. En période de crise, les APL compensent le ralentissement de la croissance et les difficultés sociales.
Pour preuve, les APL permettent de réduire le taux de pauvreté de 3 points (14% au lieu de 17%). Sans elles, 76% des ménages les plus pauvres ne pourraient pas se loger.
LES APL FONT AUGMENTER LES LOYERS FAUX
Les études sur l’effet inflationniste des APL sont fortement remises en cause : données anciennes (1970-2000), études centrées sur le cas particulier des étudiants, absence de prise en compte d'autres facteurs comme l'amélioration du confort des logements ou le renforcement des pôles urbains, donc de la demande en logement (tension locative) sur ces territoires...
Par ailleurs, une étude sur cet effet inflationniste a été réalisée par l’administration et sa communication aurait dû précéder le travail du Parlement.
LA BAISSE DES APL ENTRAÎNERA UNE BAISSE DES LOYERS FAUX
Au Royaume-Uni, le gouvernement a baissé les aides au
logement en 2010. Conséquences :
- les loyers du parc privé ont continué d'augmenter et les
inégalités territoriales se sont creusées ;
- le parc social frôle l'asphyxie avec une contrainte supplémentaire
de baisse des loyers de 1% par an ;
- les dépenses publiques ont continué de progresser
(+ 2,5 milliards entre 2010 et 2013).