4 Décembre 2016
Nous constatons, au vu de nos dossiers de litiges, qu'assez souvent les bailleurs privés et les agences immobilières ne procèdent pas à la régularisation annuelle des charges (ajustement entre les provisions versées durant l'année par le locataire et les dépenses réelles- chauffage, entretien courant - etc...), mais regroupent deux voire trois années, en argumentant du délai de prescription (3 ans selon la loi ALUR).
Cette pratique est anormale, ainsi que le précise l'article 22 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989
"les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, dans ce cas, faire l'objet d'une régularisation au moins annuelle".
La régularisation annuelle des charges est la règle, les régularisations rétroactives doivent rester l'exception.
C'est ainsi q'une agence immobilière de la place, également syndic, à qui nous avions adressé un courrier suite à la plainte d'une adhérente, locataire dans une copropriété, a été jusqu'à nous répondre que "cette pratique était en faveur de la locataire car les provisions appelées étant toujours inférieures aux dépenses réelles , l'agence lui faisait de ce fait une avance de trésorerie" !!
L'adhérente vient cependant de nous signaler que pour la première fois depuis longtemps l'agence lui a adressé un décompte annuel.